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How to Find Fatwood

Le bois gras, aussi appelé fatwood, est l’une de ces choses dont tous les bushcrafteurs ont entendu parler, mais que très peu de gens savent réellement trouver dans la nature. Il m’a fallu des années pour apprendre à en trouver de façon régulière. La plupart des guides qu’on trouve en ligne vous disent simplement de chercher des pins riches en résine, et s’arrêtent là. Mais ça ne vous aide pas beaucoup lorsque vous vous retrouvez au milieu d’une forêt quelconque, une hache à la main. Cela fait des années que je cherche du bois gras, d’abord simplement pour moi, puis au fil du temps comme l’une des matières premières principales de chacun des Fire Kits que je vends avec LastBush Survival. Aujourd’hui, je suis toujours la même méthode, sans deviner et sans perdre des après-midis entiers à chercher au hasard. Dans ce guide, je vais vous montrer exactement comment je m’y prends, quels pins je recherche et comment identifier la bonne espèce où que vous soyez, ainsi que les trois signes précis que je cherche chaque fois que j’entre dans la forêt.

Trouver la bonne forêt

Avant toute chose, vous devez savoir quelles espèces de pins de votre région produisent réellement du bon bois gras. Ici, au Pays basque, les meilleurs sont le pin sylvestre (Pinus sylvestris) et le pin maritime (Pinus pinaster). Une recherche rapide vous permettra de savoir quelles espèces de pins sont les plus présentes dans votre région et lesquelles vous avez le plus de chances de trouver près de chez vous.

Les vieilles forêts sont toujours votre meilleur choix. Les plantations peuvent aussi fonctionner, mais dans les forêts naturelles et peu perturbées, vous aurez beaucoup plus de chances d’en trouver. Plus les arbres sont vieux et imposants, plus vos chances augmentent.

scots pine pinus sylvestris hot to find fatwood lastbush survival

Pins sylvestres (Pinus sylvestris), reconnaissables à la teinte orangée caractéristique de leur écorce supérieure, dans la Sierra de Guadarrama, en Espagne.

Les trois choses que je recherche

Chaque fois que je pars en forêt, je recherche ces trois choses :

  1. De vieilles souches d’arbres abattus il y a des années.
  2. Des arbres dont les branches ont été coupées, laissant un moignon qui dépasse du tronc principal.
  3. Des arbres tombés, des pins qui gisent sur le sol de la forêt et pourrissent depuis des années.

Chacun a ses propres astuces pour trouver les bons endroits, alors je vais les voir un par un.

Vieilles souches

Celui-ci est assez simple. Il faut chercher de vieilles souches avec beaucoup de résine sèche sur la partie coupée. On dirait qu’elle a jailli du bois avant de durcir avec le temps, parfois jusqu’à devenir presque noire avec les années.

Lorsque vous trouvez une souche avec beaucoup de résine visible sur le dessus, retirez l’écorce d’un côté et faites une coupe verticale à la hache pour voir ce qu’il y a à l’intérieur. Si le bois gras a bonne apparence, sombre et complètement saturé de résine, poursuivez la coupe vers le bas pour voir jusqu’où il s’étend. Nettoyez bien la zone autour pour pouvoir travailler correctement, puis essayez de scier tout le tronc à partir de là. Si vous voyez beaucoup de résine sur le dessus, vous pouvez être quasiment certain que cette souche sera pleine de bois gras.

2. Branches coupées

Cette méthode est peut-être un peu moins éthique, puisqu’il s’agit d’arbres vivants dont des branches ont été coupées pour dégager des chemins, des routes, etc.

Ce que nous cherchons ici, ce sont des branches qui ont été coupées il y a des années, mais pas au ras du tronc principal. Elles ont été coupées en laissant une certaine distance par rapport au tronc, de sorte qu’une bonne longueur de branche reste sur l’arbre. Le principe est le même qu’avec les souches : plus il y a de résine sèche sur la surface de coupe, plus il y aura de bois gras à l’intérieur, et plus la branche est épaisse, mieux c’est. Si cette coupe présente beaucoup de résine durcie à l’extérieur, ce morceau de branche sera complètement rempli de bois gras.

Avec cette méthode, il est important de ne pas couper au ras du tronc principal. Il faut laisser un peu de distance pour que la nouvelle blessure puisse cicatriser correctement. C’est la méthode que j’aime le moins, puisque nous travaillons sur des arbres vivants, mais je l’ai fait plusieurs fois au fil des années et tous les pins ont parfaitement cicatrisé.

Arbres tombés

C’est ma méthode préférée, et ici, il est vraiment important de la pratiquer dans une forêt avec des pins réellement anciens. Plus les arbres sont vieux et imposants, mieux c’est.

Il faut chercher des arbres tombés tellement vieux et décomposés qu’il ne reste plus que le duramen. Il peut encore y avoir du bois pourri, et même de l’écorce autour, mais tout cela devrait se casser facilement avec une hache, un couteau ou même à la main, jusqu’à atteindre le cœur dur.

Parfois, vous tomberez sur un pin couché qui ressemble d’abord à un arbre normal, mais en y regardant de plus près, vous verrez qu’il n’a plus d’écorce et que ses branches sont presque coniques et beaucoup trop courtes. Ce que vous voyez réellement, c’est son squelette. L’arbre entier s’est décomposé et a disparu, à l’exception du duramen, qui est resté intact parce que le bois gras qu’il contient empêche l’humidité de pénétrer et ne pourrit même pas. Ce cœur doit être extrêmement dur. Vérifiez-le en le frappant avec le dos de la hache et en écoutant le son. Il doit sonner vraiment solide et dur.

En gros, ce que vous cherchez réellement, c’est le squelette du pin, ce duramen dur et gorgé de résine qui reste intact longtemps après que tout le reste autour de lui s’est décomposé.

Une fois que j’ai trouvé un bon arbre, voici ce que j’aime faire : je commence par chercher la branche la plus épaisse. En général, plus elle est proche de la base, mieux c’est. Donnez-lui quelques bons coups avec le dos de la hache et écoutez. Elle doit sonner vraiment solide. Ensuite, montez dessus et appuyez de toutes vos forces. Elle ne devrait presque pas bouger. Si tout semble bon, dégagez tout le bois pourri autour de la branche jusqu’à atteindre le cœur, à l’endroit où la branche rejoint le tronc. Faites une coupe à la scie exactement à cet endroit, aussi près que possible du tronc principal. La zone où la branche et le tronc se rejoignent doit être complètement saturée de bois gras sombre. Si ce n’est pas le cas, cherchez une autre branche. Il y a de fortes chances que le premier quart de la branche, voire davantage, soit entièrement en bois gras, et plus vous vous rapprochez du tronc, plus vous en trouverez.

Faites une coupe un peu plus loin vers l’extrémité de la branche pour voir où le bois gras s’arrête. Une fois que vous avez trouvé où il commence et où il se termine, nettoyez toute la partie extérieure, écorce comprise, jusqu’à ce qu’il ne reste plus que du bois gras. Je ramène les branches à la maison comme ça, déjà nettoyées, sans rien d’autre que du bois gras.

Avec l’expérience, vous commencerez à reconnaître les bons arbres, et si vous voyez que toutes les branches sont de très bonne qualité, faites une coupe d’essai à la hache dans le tronc principal, aussi près des racines que possible. Certains auront même toute la partie basse du tronc principal transformée en bois gras pur.

Parfois, un petit arbre pousse directement à partir des racines d’un très gros pin. Il peut sembler être un arbre indépendant, mais c’est en réalité le même arbre. C’est comme une branche qui aurait poussé depuis la racine et se serait transformée en son propre petit arbre. Si vous en trouvez un mort mais encore debout, surtout juste à côté d’un grand arbre en bonne santé, cela vaut aussi la peine de le vérifier. Cela m’est arrivé plusieurs fois et il était entièrement constitué de bois gras, de haut en bas. Ce qui se passe, c’est que le petit arbre subit une blessure, par exemple lorsqu’une branche tombe dessus et le casse, et que le grand arbre envoie énormément de résine pour essayer de le réparer. Parfois, cela ne fonctionne pas et le petit arbre finit par mourir, mais à ce moment-là, tout son intérieur est complètement saturé.

Ce que j’aime faire, c’est simplement parcourir la forêt à la recherche de tous ces signes. Si je vois une souche avec de la résine sur le dessus, j’en coupe un coin pour vérifier. Si je vois une branche coupée qui dépasse, avec de la résine sur la surface de coupe, je la vérifie aussi. Si je vois un arbre en décomposition ou un squelette, je le frappe avec le dos de la hache et j’écoute le son. Et si je tombe sur l’un de ces petits arbres qui poussent à partir des racines d’un plus grand, morts mais encore debout, je vérifie toujours, car ils m’ont surpris plus d’une fois. Si quelque chose sonne vraiment solide, je fais une petite coupe sur la branche la plus épaisse pour vérifier, et si la partie extérieure est déjà du bois gras, c’est là que je commence vraiment à couper.

Au fond, c’est vraiment ça, trouver du bois gras une fois sur le terrain : reconnaître les signes qui méritent qu’on s’y intéresse de plus près.

 

Une remarque sur les règles et les autorisations

Avant de couper des souches ou des arbres morts, renseignez-vous sur la réglementation en vigueur dans votre région. Dans certains endroits, c’est autorisé librement, tandis que dans d’autres, une autorisation est nécessaire ou le ramassage du bois est interdit dans les forêts protégées. Vérifier cela à l’avance peut vous éviter bien des problèmes.

Une remarque sur les règles et les autorisations

Avant de couper des souches ou des arbres morts, renseignez-vous sur la réglementation en vigueur dans votre région. Dans certains endroits, c’est autorisé librement, tandis que dans d’autres, une autorisation est nécessaire ou le ramassage du bois est interdit dans les forêts protégées. Vérifier cela à l’avance peut vous éviter bien des problèmes.

Mettez ces connaissances en pratique

Trouver du bon bois gras devient plus facile avec la pratique. Une fois que tu commences à reconnaître les signes, de la résine sur une souche, une branche coupée qui a cicatrisé sur un arbre vivant, le squelette d’un pin tombé, tu vas commencer à les remarquer partout où tu vas. Et un après-midi dans la bonne forêt peut te fournir de quoi allumer des feux pendant des mois. C’est toute la méthode que j’utilise pour trouver du bois gras, chaque fois que j’entre dans la forêt. C’est exactement ce type de bois gras récolté à la main et naturellement saturé de résine que nous mettons dans chaque kit de LastBush Survival, récolté de la même manière que celle décrite plus haut, morceau par morceau, arbre après arbre.

J’aimerais vraiment savoir si tu essaies cette méthode toi-même, ou si chez toi tu fais les choses différemment.

Et si tu préfères éviter complètement la recherche, nous vendons également le même bois gras déjà prêt à l’emploi. Il s’associe parfaitement à notre Suhar Ferro Rod pour l’allumer facilement à chaque fois.

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